Dear little me…

Toi et moi, on en a vécu des choses en 24 ans…

Evidemment, je ne me souviens pas de tout, de nos débuts. J’ai quelques bribes, des souvenirs et des images. Nous sommes aujourd’hui le 19 avril 2019 et et alors que la moi de vingt quatre ans écrit ces lignes, je ne peux m’empêcher de penser à tout ce chemin parcouru depuis la petite fille que nous étions. Insouciante, rêveuse, joyeuse… J’y pense souvent avec nostalgie, de cette tête châtain toujours coiffée d’un palmier sur la tête (merci maman…) qui courrait partout et se disputait avec son frère. Cette enfance a été heureuse et pour rien au monde je ne la changerai. J’aurai peut-être aimé avoir ma petite soeur plus tôt. Mais en fait non, car ça n’aurait pas été elle dans ce cas.

Notre adolescence a été un peu plus compliquée : difficile de s’accepter et d’assumer ce qu’on est. Je ne voulais pas suivre la norme, bien au contraire, être différente. Et très vite, le côté créatif a pris le dessus. J’avais mon monde virtuel, cet échappatoire. Et dire que c’est toujours le cas aujourd’hui et que le digital est même mon métier…

Le monde des adultes est encore plus complexe. Alors que j’ai parfois l’impression d’être un poisson-clown dans un aquarium rempli de dauphins et de requins, l’expérience de ces dernières années a fait de moi quelqu’un d’indépendante et déterminée. Je sais ce que je veux et je sais où placer mon bonheur. C’est comme ça. On me reproche parfois de fuir devant une situation, ce n’est pas par preuve de lâcheté, c’est juste que mon coeur et mon esprit se protègent.

On a été mise à rude épreuve : la distance, les émotions, les mauvaises rencontres… C’était un véritable challenge de tout surmonter. Mais on l’a fait. 

Voilà pour la courte rétrospective. En espérant que les années à venir seront encore plus belles, remplies de voyages, d’amitiés et de créativité. Et l’amour dans tout ça ? Peut-être qu’un jour quelqu’un m’attendra quelque part ou mieux encore, qu’il m’accompagnera dans toutes les aventures que je suis avide de vivre. Peut-être qu’un jour je saurai me projeter au delà de six mois en avant. Peut-être qu’un jour la routine m’ira.

Mais pas tout de suite.

J’ai plusieurs rêves et je compte bien les poursuivre, pour faire honneur à la petite fille que j’étais et à la femme que je deviendrais.

« Le plus beau voyage est celui que tu n’as pas encore vécu »